Les principales maladies chez le chat

Avec le chien, le chat est l’un des animaux les plus domestiqués dans le monde. Il a logiquement fait l’objet de nombreuses recherches en médecine vétérinaire, permettant d’identifier nombre de pathologies à la gravité variable, qui peuvent le toucher, pour différentes raisons : elles peuvent être d’origine virale, bactérienne, ou provenir de l’insalubrité de son environnement.

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Quelles sont les principales maladies qui touchent le chat domestique ? Quels sont leurs symptômes ? Comment les prévenir ? Existe-t-il des solutions de prévoyance pour la prise en charge des frais vétérinaires qui pourraient en découler ?

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Prévenir les maladies : la meilleure alternative

Comme le dit l’adage : mieux vaut prévenir que guérir ! Si certaines maladies n’ont à ce jour pas de remèdes, la plupart bénéficient d’un traitement de nos jours efficace, ou à défaut une protection par la vaccination, qu’il convient d’offrir à votre chat si ce n’est déjà fait !

Entretenir une bonne hygiène de votre animal, et lui garantir une alimentation adaptée et saine, permettront de limiter les risques infectieux ou viraux. Si votre chat est susceptible de sortir en extérieur (dans votre jardin par exemple), lui installer un enclos sécurisé permettra de littéralement éradiquer les risques de contamination liés à des facteurs extérieurs (chats du voisinage ou errants).

Enfin, les plus prévoyants pourront opter pour une mutuelle pour animaux, à l’image de l’Assurance Chat Carrefour Assurance, très bon marché et qui permet de couvrir les principales dépenses de santé qui pourraient subvenir.

En quelques mots, pour prévenir les risques de maladie, voici nos conseils :

  • garantir une bonne hygiène à son chat (notamment par le nettoyage régulier de sa litière et de ses gamelles)
  • lui apporter une alimentation équilibrée et de qualité
  • pour les chats qui sortent en extérieur, lui proposer un environnement sécurisé
  • le cas échéant, lui prendre une assurance santé

Maladies du chat : des pathologies souvent graves

Parmi toutes les maladies que l’on rencontre chez le chat domestique, certaines provoquent des symptômes graves, parfois irréversibles, parfois sournois et qui mettent des années à apparaître, et qui peuvent bien souvent mener à la mort, d’autant que certaines sont incurables.

La CMH (cardiomyopathie hypertrophique féline)

La cardiomyopathie hypertrophique féline (notée CMH ou HCM) est une maladie dégénérative du muscle cardiaque, s’exprimant sous forme d’hypertrophie, ou épaississement du muscle cardiaque ou du myocarde.

Elle peut être héréditaire, congénitale, ou acquise pour diverses raisons, à tous les âges chez le chat. La finalité de cette maladie, à cause de l’épaississement des parois cardiaques, conduit à une mauvaise circulation sanguine, jusqu’à provoquer irrémédiablement la mort par arrêt cardiaque.

Très souvent, la mort par incident cardiaque est soudaine et sans symptômes précurseurs. Dans les cas évolutifs (comme c’est le cas dans certaines formes héréditaires de cause génétique comme chez le maine coon, le norvégien ou le sphynx), le chat peut progressivement présenter des signes cliniques comme la fatigue, la perte d’appétit et l’abattement.

L'échocardiographie permet de déceler la HCM chez le chat, comme chez ce maine coon, diagnostiqué à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort

Il n’existe aucun traitement à ce jour, permettant de soigner ou même stopper l’évolution de la maladie. Cette dernière est toutefois détectable par échocardiographie, qui doit être réalisée par un spécialiste en cardiologie féline (les principales écoles vétérinaires françaises proposent ce genre de prestation). Par sélection, les éleveurs des principales races concernées arrivent à écarter les lignées touchées par la maladie.

Depuis quelques années, il existe également des tests génétiques disponibles pour certaines races, particulièrement touchées par des formes connues de la maladie. C’est notamment le cas chez le maine coon ou le sphynx canadien.

La PIF (ou péritonite infectieuse féline, liée au coronavirus félin)

Depuis début 2020, les coronavirus sont sur le devant de la scène, puisque le COVID19 est lié, chez l’homme, à une infection par un coronavirus (c’est-à-dire un virus à ARN). Chez le chat, ce type de maladie existe depuis de nombreuses années, et peut donner diverses pathologies, selon les mutations opérées par le coronavirus responsable.

Sous sa forme entérite, l’infection au coronavirus félin est bénigne, et se résume, chez le chat, à des diarrhées et des problèmes digestifs comme les vomissements. Cette forme digestive peut être parfois même asymptomatique. Un simple traitement sous forme de pansements gastriques et d’une solution de réhydratation peut solutionner rapidement la forme bénigne de la maladie.

Sous sa forme la plus grave, causant la péritonite infectieuse féline, les troubles digestifs sont exacerbés, et accompagnés rapidement de fièvre (plus de 40°C chez le chat), de perte d’appétit et de léthargie.

Il existe deux formes de PIF :

  • la forme humide, qui provoque des épanchements comme l’accumulation de liquide dans l’abdomen, causée par des vascularites. L’amaigrissement arrive rapidement, provoqué par les troubles digestifs majeurs occasionnés par cette forme grave. S’ensuit la mort, dans quasiment tous les cas.
  • la forme sèche, plus grave encore, touche les reins, le foie, les yeux et le système nerveux. Elle entraîne de nombreux symptômes caractéristiques (néphrites, insuffisance rénale, hémorragies oculaires, tremblements, paralysie…) menant irrémédiablement à une mort rapide.

Le diagnostic peut être dressé à l’aide de tests (notamment PCR), mais qui ne sont jamais fiables à 100%. Le seul diagnostic permettant de certifier de la présence d’une PIF demeure l’analyse post-mortem par autopsie.

La prévention de la PIF passe avant tout par la protection et l’isolement de vos chats notamment s’ils vivent en collectivité et présentent le moindre symptôme : la maladie se transmet essentiellement par la salive et les excréments, mais ne survit que très peu de temps à l’extérieur.

La FelV, ou leucémie féline

L’une des plus graves maladies du chat pouvant l’affecter est la leucémie féline ou FelV. Les spécialistes estiment que c’est une maladie typique aux chats, puisqu’elle n’est pas transmissible aux autres animaux. Les vétérinaires présentent la leucémie du chat et le sida du chat (FIV) comme les principales causes de mortalité des chats.

La leucémie féline est causée par un rétrovirus, et s’attaque généralement aux chats qui vivent en communauté. Elle est transmissible par les urines, la salive et le sang. Le virus présent dans le sang peut attendre des mois voire des années avant de s’exprimer. Les nombreux symptômes de la leucémie féline sont très variables, principalement liés à l’immunodéficience qu’elle provoque : ils peuvent aller de la fièvre, des difficultés respiratoires, des écoulements nasopharyngés et de l’abattement, à des formes de cancers ou des troubles neurologiques graves.

Si le diagnostic clinique est complexe, le vétérinaire pourra être aidé par les deux tests actuellement disponibles pour déceler la maladie : le test ELISA, qui permet de déceler les antigènes du virus dans le sang, et un test sérologique à réaliser impérativement en laboratoire, qui recherchera ces antigènes dans les globules blancs ou les plaquettes sanguines.

Il n’existe aucun traitement curatif pour la leucémie féline. Toutefois, la vaccination des chatons, efficace, permet de prévenir cette maladie gravissime. La stérilisation permet également de limiter les risques d’infection, en désinhibant les comportements territoriaux chez les reproducteurs.

Le FIV, ou SIDA du chat

Autre maladie causée par un rétrovirus, le FIV, ou syndrome d’immunodéficience féline, est une maladie virale contagieuse, dont l’agent pathogène est proche de celui causant le SIDA chez l’homme. Pas d’inquiétude toutefois, le FIV n’est absolument pas transmissible à l’homme !

Sournoise, la maladie peut s’avérer asymptomatique chez le chat infecté, qui continuera d’infecter ses congénères par la salive, par léchage ou par les voies sexuelles. Le virus peut également transiter dans le lait maternel, et affecter les chatons.

Lorsque le virus commence à s’exprimer, les symptômes sont similaires à ceux du SIDA humain : c’est un syndrome d’immunodéficience généralisé, affaiblissant de manière irrémédiable le système immunitaire, qui perd ses globules blancs et fait que l’organisme demeure incapable de se défendre contre les agressions extérieures. À moyen terme, le décès est inéluctable, après différentes phases symptomatiques d’amaigrissement, gingivite, diarrhées, écoulements des muqueuses.

Il n’existe pas de traitements curatifs pour le FIV : l’administration de corticoïdes et d’antibiotiques peut toutefois soulager et prolonger la vie du félin infecté, mais la mort est rapidement inévitable. Il n’existe pas non plus de vaccins pour le FIV. Il existe des tests de dépistage, mais qui ne s’avèrent pas fiables à 100%.

La leucose féline

Redoutable maladie virale, la leucose féline est extrêmement contagieuse chez le chat ayant une vie sociale en extérieur, car se transmettant principalement par la salive, le sang et les rapports sexuels. Causée par le virus leucémogène félin, elle peut également contaminer les chatons par le lait maternel, ou même directement dans l’utérus durant la grossesse de la chatte.

Le diagnostic peut être difficile, dans le sens où certains chats peuvent être porteurs et ne jamais déclencher de symptômes et rester indemnes toute leur vie. La durée d’incubation dans l’organisme avant l’apparition des symptômes, assez longue, est de un à deux ans, ce qui rend la détection de la maladie très difficile, et explique en partie sa forte contagiosité.

Lorsqu’elle se déclare, la maladie entraîne des dysfonctionnements au niveau des ganglions et de la moelle osseuse, engendrant des tumeurs et un syndrome d’immunodéficience. Bien souvent, l’issue est fatale puisque le corps n’arrive plus à se défendre.

Bien qu’il n’existe pas de traitements curatifs de la maladie (dont l’issue est inexorablement mortelle), une chimiothérapie est parfois envisagée, ce qui permet d’obtenir une rémission plus ou moins temporaire. Préventivement, un vaccin existe et est très fortement conseillé chez le chaton, avec une efficacité de 100%.

La panleucopénie féline, ou typhus du chat

Si cette maladie virale infectieuse est grave, la panleucopénie féline, ou typhus du chat, se fait rare en occident, grâce à la vaccination massive des félins domestiques. Elle touche principalement les chats errants, qui peuvent donc potentiellement, par contact, contaminer nos chats domestiques s’ils ne sont pas vaccinés.

Le typhus félin existe avec différents stades de gravité, et touche principalement les jeunes chats, après un délai d’incubation de quelques jours seulement. Liée à un parvovirus, elle est extrêmement contagieuse par simple contact, et peut être véhiculée par l’homme ayant manipulé un animal malade (mais n’est pas transmissible à l’humain pour autant).

Sa forme la moins sérieuse, dite subaiguë, donne essentiellement de la diarrhée chronique, qui bien souvent se termine par une guérison rapide, et est rarement diagnostiquée comme étant le typhus.

La forme intermédiaire, plus sérieuse, s’exprime chez les jeunes individus et les chatons par des troubles digestifs et des diarrhées hémorragiques, provoquant un abattement et une perte d’appétit importants. Le chat perd du poids et se déshydrate rapidement, mais une guérison est possible.

La forme la plus grave, dite suraiguë, provoque la mort en quelques heures seulement chez les sujets les plus fragiles comme les chatons.

Il n’existe pas de traitements à proprement parler pour le typhus du chat : on traite principalement les symptômes avec des anti-vomitifs, des anti-diarrhéiques et un traitement antibiotique, et une hospitalisation est souvent conseillée pour réhydrater l’animal par perfusion et lui apporter les nutriments garantissant sa survie.

Vaccination contre les maladies chez le chat

La prévention passe par la vaccination, efficace à 100% pour la maladie.

L’herpès virose et la calicivirose, ou le coryza du chat

Bien que l’herpès virose et la calicivirose féline soient deux maladies distinctes, on les regroupe souvent sous le nom de coryza. Elles s’expriment toutes deux par le biais d’herpès virus, qui provoquent principalement des symptômes localisés sur les voies supérieures du chat : yeux, voies respiratoires.

Les conséquences symptomatiques sont éternuements, écoulements purulents au niveau des voies respiratoires, conjonctivite. Bien que rarement mortel, le coryza se transmet principalement par les écoulements provoqués par le virus incriminé, et plus rarement par les urines ou les selles. Dans le cas de l’herpès virose, la transmission se fait par contact dans les 10 premiers jours de la maladie du chat contaminé.

Dans les deux cas, les symptômes s’expriment au travers d’une pathologie qui peut s’avérer chronique et durer dans le temps, car difficile à soigner. Les traitements curatifs consistent à lutter contre les symptômes occasionnés, menant parfois à l’hospitalisation de certains félins si une forte déshydratation se produit.

La meilleure protection reste la vaccination, bien que partiellement efficace contre la calicivirose féline. Le vaccin du coryza couvre les deux maladies, et est très souvent couplé à celui contre le typhus.

Les principales maladies du chat en bref

Bien qu’il existe de très nombreuses autres maladies chez le chat, les principales pathologies rencontrées chez nos félins domestiques se retrouvent dans le tableau ci-dessous, avec les causes, les principaux symptômes, les traitements curatifs et préventifs.

MaladieCauseSymptômesTraitement curatifTraitement préventif
CMHgénétique, héréditaire ou acquiseHypertrophie du muscle cardiaque, menant à la mort
PIFcoronavirus félinÉpanchements, troubles neurologiques, mort
FelVrétrovirusImmunodéficience, cancers, troubles neurologiques, mortVaccination
FIVrétrovirusImmunodéficience, mort
Leucosevirus leucémogèneTumeurs, immunodéficience, mortVaccination
TyphusvirusTroubles digestifs légers à graves, parfois mortTraitement symptomatiqueVaccination
Coryzaherpès virusÉternuements, conjonctivite, écoulementsTraitement symptomatiqueVaccination
Les principales maladies félines en bref

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