Adopter un chaton

Vous vous êtes décidés : vous voulez adopter un chaton ! Quelles sont les bonnes questions à se poser, comment préparer la venue de votre futur chat dans votre foyer, que faut-il prévoir pour l’accueillir au mieux ? Voici les réponses à toutes ces questions !

Quelles questions se poser avant d’adopter un chaton ?

La venue d’une petite boule de poils dans votre foyer est souvent un véritable événement : si vous avez des enfants, l’euphorie qui règne au sein de votre famille peut effrayer votre futur animal de compagnie, aussi il faut prendre les devants, et bien préparer le terrain avec vos petites têtes blondes, surtout s’ils n’ont pas forcément la maturité pour contrôler leurs émotions et leurs gestes ! Le chat reste un animal, et même très jeune, un chaton peut devenir menaçant face à un enfant un peu trop engageant.

Voici les conseils à suivre pour faciliter la venue de votre futur chat au sein de votre famille.

Adopter un chat : une responsabilité avant tout !

L’adoption d’un chaton (ou d’un chat) chez soi constitue un engagement inconditionnel, et surtout sur le long terme : le chat, comme le chien, n’est pas un jouet dont on peut se débarrasser après usage, c’est un être vivant, qui est destiné à devenir un membre à part entière de votre famille. Ainsi, on n’achète pas un chaton (ou un chiot) pour répondre aux caprices de ses enfants !

Lorsque l’on adopte un compagnon, on accepte donc, en premier lieu, de devoir lui procurer les soins adéquats : le nourrir correctement, nettoyer sa litière, lui apporter l’éducation et les câlins nécessaires à son bon développement, lui procurer les accessoires indispensables pour son développement (jouets, arbre à chat, griffoirs) mais aussi les actions nécessaires pour assurer sa bonne condition (vaccinations, traitements antiparasitaires, soins vétérinaires éventuels).

Posséder un chat a un coût : entre la litière, les accessoires et la nourriture (et selon leur qualité), comptez entre 10 et 30 euros par mois et par animal !

Si tout ceci relève finalement d’un engagement financier et affectif pour une durée de 15 à 20 ans, il ne faut pas non plus occulter ce qui touche au voisinage (quoi de plus pénible quand le chat des voisins vient gratter et déféquer dans votre potager ?…) et à l’impact écologique que peut avoir un chat domestique : le chat est un prédateur, et il peut donc, s’il sort librement, s’avérer dangereux pour la faune environnante, notamment les populations déjà fragiles d’oiseaux des jardins.

J’avais pour ma part pris l’initiative de ne laisser à mes animaux, qu’un espace 100% sécurisé (enclos de 150m²) où ils pouvaient, en toute sécurité, profiter des joies de la nature et de la vie au grand air, sans risques pour la faune environnante… Mais également sans risques d’accidents (voitures, chiens errants, chats du voisinage, exactions de voisins belliqueux) : une solution certes coûteuse, mais qui incombe à tout maître et propriétaire responsable d’un animal domestique comme le chat !

À quel moment adopter un chaton ?

Il y a deux aspects dans cette question : l’âge auquel adopter votre futur compagnon, et le moment propice pour vos proches et vous, pour garantir les meilleures conditions à sa venue.

Légalement parlant, vous ne pouvez pas adopter un chaton avant l’âge de 8 semaines. Cette limite tient en réalité à sa physiologie et à son sevrage, puisqu’on estime qu’un chaton ne peut être convenablement sevré (ce moment où il ne va plus dépendre complètement de sa mère pour se nourrir) qu’après ce délai.

Un chaton adopté trop jeune n'aura pas un caractère équilibré
Un chaton adopté trop jeune n’aura pas un caractère équilibré comme il se doit (ici chaton maine coon d’environ 3 semaines)

En pratique, cela dépend des individus : durant mes 12 années d’élevage, j’avais fait le choix de ne jamais proposer les chatons avant l’âge de 10 semaines révolues (et même 14 pour les sphynx, au développement un peu différent, notamment au niveau affectif) ; c’est un critère à la discrétion de l’éleveur, qui seul, peut évaluer ce qui est le mieux pour ses petits protégés.

Une étude a montré que l’âge idéal pour adopter un chaton, afin de limiter au maximum les risques d’incident et l’agressivité qui pourrait en découler, est de 14 semaines.

Voir l’étude

Mais à quel moment devez-vous, vous, adopter un chaton ? Car la question se pose ! D’expérience, j’ai toujours conseillé aux personnes impatientes d’avoir leur premier animal de compagnie (quel qu’il soit d’ailleurs), d’attendre le moment où elles seraient pleinement en mesure de subvenir à ses besoins.

Si votre activité professionnelle ne vous permet pas d’être présent suffisamment chez vous, ce n’est peut-être pas non plus le bon moment, surtout lors de son arrivée. Privilégiez donc idéalement une période de vacances pour l’accueil de votre petit protégé… Tout en veillant à ne pas devoir l’abandonner si vous partez au soleil : dans ce cas, optez pour une arrivée programmée APRÈS vos vacances !

Mâle, femelle… Comment choisir ?

Il n’est pas rare d’entendre, concernant le choix du sexe d’un chaton, des légendes urbaines sur l’aspect comportemental des félins : le mâle plus agressif, la femelle plus câline… Il n’en est rien ! En réalité, choisir entre mâle et femelle est un peu plus complexe que cela, et il tient à deux aspects : tout d’abord, le critère phénotypique (l’apparence) et donc la race, et ensuite, le critère physiologique.

En premier lieu, le choix entre mâle et femelle est d’abord esthétique : si chez certaines races il n’y a (pour ainsi dire) que très peu de différences entre mâle et femelle, pour d’autres la différente est visible. Chez le maine coon, par exemple, les mâles atteignent ou dépassent couramment les 8 kg, et sont le plus souvent choisis avant tout pour leur imposant gabarit (même si les femelles ne sont pas ridiculement petites, bien au contraire !)

La couleur peut également jouer un rôle, car certaines combinaisons de couleurs sont, chez le chat, l’apanage des femelles, exclusivement. En effet, génétiquement parlant, seule la femelle peut être à la fois rousse et noire (on appelle cette couleur « écaille de tortue », « tortie » ou « calico »). Si vous désirez un chat noir et roux, ce sera donc forcément une minette !

Jeune chatte maine coon black silver blotched tortie tabby et blanche : une couleur impossible chez le mâle !
Chatte maine coon black silver blotched tortie tabby et blanche : une couleur impossible chez le mâle, puisque génétiquement à la fois rousse et noire !

Mais l’aspect le plus important (et bien souvent le plus ignoré !) est lié à la physiologie du chat, et plus particulièrement son activité sexuelle :

  • le chat mâle, non stérilisé, va bien souvent marquer son territoire par des jets d’urine. S’il arrive que certains étalons ne pissent pas partout pour afficher leur domination territoriale (j’ai eu la chance de n’avoir que des mâles entiers « propres » !!!) la plupart du temps, avoir un mâle non castré signifie prendre le risque qu’il marque à sa manière son territoire : avec son urine. Par ailleurs, s’il sort, le chat mâle entier aura tendance à « vadrouiller » afin de trouver des conquêtes, augmentant par là le risque de fugues régulières, et les risques d’accidents extérieurs.
  • la chatte, elle, est sujette aux chaleurs. Ce comportement singulier survient généralement au printemps, vers l’âge de 6 mois (mais peut arriver dès 4 mois chez certaines femelles !), engendrant des miaulements rauques et lancinants, jour et nuit, et la recherche permanente de câlins, tout en se roulant frénétiquement par terre. De quoi attirer rapidement tous les mâles du quartier, qui feront tout pour arriver à leur fin ! Il peut arriver que certaines femelles dominantes marquent également leur territoire en urinant (vécu…)

La solution à ces maux tient à la stérilisation : pratiquée suffisamment tôt (entre 4 et 6 mois), elle coupera court à toute volonté de s’accoupler et évitera des comportements réellement contraignants pour les propriétaires de chats.

Une légende urbaine court sur le fait que la stérilisation précoce stoppe la croissance des chats, notamment des mâles : il n’en est absolument rien !!! Et il faut savoir que lorsqu’un chaton mâle commence à marquer son territoire, il y a une probabilité qu’il garde cette fâcheuse habitude, même stérilisé !

Stérilisés, vos chats seront plus affectueux et s’entendront beaucoup mieux avec les autres membres du cocon familial, et auront moins de risques de développer des maladies (puisque la stérilisation protège notamment des cancers au niveau de l’appareil reproducteur chez la chatte).

Se préparer à l’arrivée de son futur chaton

Il est important qu’à l’arrivée du chaton sur son nouveau lieu d’habitation, il puisse y trouver tout le nécessaire pour se repérer. Voici quelques éléments du trousseau idéal pour votre chaton :

  • sa litière : elle doit être suffisamment profonde et adaptée à la taille de votre futur chat adulte (clin d’oeil pour les propriétaires de maine coons !), et idéalement couverte afin de limiter la prolifération des odeurs. Prévoir une « pelle à caca » et choisir de préférence une litière compacte agglomérante (au contact de l’urine, formera des blocs qui vont durcir en séchant, facilitant le nettoyage et le maintien de l’hygiène)
  • ses deux gamelles : une petite pour ses croquettes (on privilégie toujours la nourriture sèche chez le chat) et une grande pour l’eau fraîche à maintenir à disposition en permanence (car oui, le chat boit, beaucoup !)
  • son arbre à chat : les chats et chatons adorent grimper sur une position haute (dominante de leur environnement), et se balancer entre deux branches. L’arbre à chat deviendra vite son repère, choisissez-le suffisamment haut et costaud, il évitera à vos meubles de devenir le terrain de jeu de votre petit félin !
  • son griffoir : facultatif, puisque la plupart des arbres à chats sont munis de troncs entourés de corde. Vous pouvez cependant en disposer aux endroits stratégiques si vous constatez que votre chaton « gratte » ici ou là.
  • son panier : là encore, tout dépendra de votre chat. Certains adorent les paniers, d’autres les boudent irrémédiablement ! Un endroit calme lui conviendra, et si votre arbre à chat est muni de « niches » fermées, nul doute qu’il en fera son petit endroit bien à lui pour y sommeiller.
  • ses jouets : ici, tout est permis tant qu’il ne peut pas les ingérer ! Une valeur sûre pour des parties endiablées, c’est le plumeau à chats !
  • sa caisse de transport : accessoire absolument obligatoire pour le transporter, notamment chez son vétérinaire !
  • sa brosse : privilégier un modèle à dents métalliques souples et incurvées ! Il faudra l’habituer tout petit au brossage, tout comme la coupe des griffes.
  • son coupe-ongles : indispensable également, le coupe-ongle doit être un modèle spécifiquement étudié pour les chats.
Le brossage doit être appris au chaton dès son plus jeune âge !
Le brossage doit être appris au chaton dès son arrivée à la maison !

Pour ma part, je vous conseille, dès l’arrivée de votre chaton, de réaliser une visite de contrôle chez votre vétérinaire traitant : beaucoup d’éleveurs le demandent d’ailleurs aux futurs propriétaires de chatons, car c’est une garantie supplémentaire pour ces derniers vis-à-vis de leur nouvel arrivant.

Questions / réponses

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